Trouver un job dans les pays du Golfe : Dubaï, Abu Dhabi, Qatar, etc…

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Nous avions écrit un article sur comment trouver un emploi dans les pays du monde arabe. Aujourd’hui, nous complétons cet article en insistant sur l’importance de votre stratégie digitale. Car sachant qu’il y a en moyenne 347 candidats pour 1 poste aux Emirats Arabes Unis, la probabilité que vous trouviez un job là-bas depuis la France est quasi-nulle ( sauf VIE mais cela reste encore un cas particulier). D’autant plus qu’un candidat français sera toujours distancé par un candidat originaire d’un pays anglo-saxon.

Ainsi, pour sortir du lot et maximiser vos chances de trouver un job à Dubaï, Abu Dhabi ou Doha , il est extrêmement important de réfléchir à mettre en place une stratégie pour renforcer votre présence digitale. Le réseau professionnel incontournable dans les pays du Golfe, c’est linkedin. Sur la toile, de très nombreux articles de qualité expliquent comment tirer le meilleur parti de cet outil… Pour un candidat français, il faut donc créer un profil Linkedin en anglais et y être très actif… Par ailleurs, avoir de très nombreux contacts professionnels sur ce réseau et être recommandé par ces anciens employeurs constituent de sérieux atouts (si vous réussissez à franchir le cap des 500  contacts, vous pouvez déjà être pris très au sérieux)…

Il n’y a pas que Linkedin pour exister, il y a aussi internsme.com. Il s’agit d’un site où l’on dépose un CV classique ainsi qu’une présentation vidéo. Dans les pays du Golfe, ajoutez une photo à son CV est très souvent conseillé mais avec la présentation vidéo, on entre dans une  nouvelle dimension. La publication d’un CV vidéo exige une certaine préparation car le CV vidéo peut avoir des effets inverses à celles rechercher initialement.  En effet, un CV vidéo mal conçu peut ruiner une candidature et décrédibiliser un candidat.

Linkedin, Internsme.com, deux outils aujourd’hui  incontournables pour renforcer ses chances de trouver un emploi dans les pays du Golfe. Ces outils peuvent à priori sembler facile  à apprivoiser, ils exigent en réalité une certaine technicité, ainsi la page facebook.com/ThisIsArabia, spécialisé dans l’emploi dans les pays du monde arabe propose des sessions de coaching personnalisé pour vous aider à créer un profil professionnel en anglais sur Linkedin et pour réaliser un CV vidéo.

Sheikh Mansour se sépare de Roberto Mancini

C’est une information signée Sky News. D’après la chaîne d’information continue britannique, les propriétaires du club de Manchester City ont décidé de se séparer de Roberto Mancini. Le technicien italien paie très cher une absence de trophée cette saison. Le club a perdu sa couronne de champion d’Angleterre au détriment de Manchester United et les Citizens sont sortis beaucoup trop tôt de la Champion’s League malgré un effectif riche. L’ancien entraîneur de l’Inter Milan paie aussi très cher la gestion chaotique de son effectif : sa bagarre avec Mario Balotelli ont profondément nui à son image. D’après les médias anglais, c’est Manuel Pelligrini, le coach de Malaga, qui succédera à l’entraîneur italien, il se murmure que son profil plaît beaucoup du côté d’Abu Dhabi.

Rabbea Eid, l’étudiant qui a interpellé Obama à Jérusalem.

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Lors de sa rencontre avec les étudiants de l’université de Jérusalem, Barack Obama a été chahuté durant son discours. L’information a été reprise en boucle par les médias non pas pour présenter cet étudiant et ce qu’il avait à dire mais plus précisément pour s’attarder sur l’attitude flegmatique de Barack Obama.

Avec son charme naturel, un peu d’autodérision, les applaudissements du public (et l’appui des services de sécurité israéliens), Barack Obama a réussi à faire taire ce jeune homme vindicatif. Mais quel est l’identité de cette personne qui a eu le courage d’interrompre le président américain et quel message voulait-il lui faire passer.

L’étudiant en question s’appelle Rabbea Eid,  il s’agit en fait d’un Arabe israélien de 24 ans et il est étudiant en sciences politique à l’université d’Haïfa. Rabbea est par ailleurs militant politique au sein du parti Balad. Celui-ci déclare avoir réagi ainsi parce qu’il était en colère contre les propos tenus par le président américain lors de cette conférence :

Il parlait de démocratie et de justice et dans le même temps, il déclarait soutenir Israël en tant qu’Etat juif […] Je me suis donc levé et j’ai interpellé le président : « Président Obama, êtes-vous venu ici pour relancer le processus de paix ou pour encourager Israël et l’occupation israélienne ? » […] « Qui a tué Rachel Corrie ? », « Avez-vous vu le mur de l’apartheid quand vous êtes venu de Ramallah ? »…

La suite de l’histoire ? Rabbea Eid a été évacué de la salle par les services de sécurité israéliens mais n’aurait pas été maltraité.

Obama en campagne pour la paix au Proche-Orient

Les Palestiniens ont réservé un accueil glacial à Barack Obama. Et pourtant, le président américain est venu à Ramallah avec un message qu’il convient de ne pas négliger. Même si Obama se refuse à s’engager à relancer le processus de paix, sa présence permet de démontrer que les Etats-Unis continuent d’observer de très près ce qui se passe dans cette région du monde. Le message du président américain ne doit pas être négligé car il  a été prompt à dénoncer la colonisation israélienne et à défendre le droit à la dignité des Palestiniens. Par deux fois, il a soutenu cette thèse, lors de la conférence de presse conjointe avec Mahmoud Abbas puis lors de son discours devant les étudiants de l’université de Jérusalem.  Ce nouveau discours tranche avec l’aveuglement de George W. Bush qui fustigeait continuellement le terrorisme palestinien. Toutefois, il est éminemment probable que ces belles paroles ne connaîtront pas de suite car seul Israël détient la clef du problème.

  • Le point à retenir : 

Aux yeux des Américains, l’Egypte est hors-jeu sur la question du processus de paix.  Le président Obama n’a pas fait escale au Caire, chose que faisait toujours ses prédécesseurs lors d’une tournée au proche-orient.

Afrique du Nord : la guerre des frontières

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Des promeneurs marocains qui ont eu l’audace de s’aventurer au-delà de la frontière de leur pays pour ramasser des truffes sur le territoire algérien se sont fait tirer dessus par l’armée nationale  populaire. Cette anecdote, qui n’a pas déclenché d’incidents diplomatiques majeurs, pourrait prêter à sourire, elle témoigne pourtant de la très grande nervosité qui règne actuellement en Afrique du Nord . Et la tenue au début de l’année 2013 d’un sommet  tripartite entre l’Algérie, la Libye et la Tunisie montre que la question de la sécurité des frontières en Afrique du Nord est dorénavant prise très  au sérieux.

Depuis la guerre en Libye, la stabilité de la région est profondément ébranlée. Les principales conséquences de cette guerre qui a entraîné la chute de Mouhammar Kadhafi sont la prolifération des armes ainsi que la montée du terrorisme. L’autre conséquence, c’est la crise de confiance très profonde qui existe entre des Etats qui entretiennent entre eux des relations très difficiles. Une crise qu’a contribuée à raviver la prise d’otage d’In Amenas, en effet, les terroristes ont pénétré sur le sol algérien depuis la Libye avec une facilité déconcertante. Par ailleurs, le commando en question était en possession d’armes libyennes. Mais la Libye n’est pas le seul pays qui pose problème dans la région, la Tunisie n’est pas à l’abri de la menace terroriste comme le prouve l’assassinat de l’opposant politique Chokri Belaïd. Jadis, la Libye et la Tunisie étaient des Etats forts, aujourd’hui, ces pays reposent sur des fondations extrêmement fragiles. Par ailleurs, la guerre froide que se livre l’Algérie et le Maroc est un autre facteur de tension dans la région. L’Algérie s’obstine à vouloir garder la frontière avec le royaume chérifien fermée et ce, tant qu’aucune solution au Sahara Occidental ne sera trouvé. Mais l’Algérie n’a pas l’exclusivité de la fermeture des frontières, la Libye a également usé de cette politique en février 2013 en fermant les frontières tunisiennes et égyptiennes cinq jours afin de prévenir des troubles liés au second anniversaire de la révolution. Fragilisés par le printemps arabe, les pays du Sahara sont devenus vulnérable. Cette vulnérabilité aurait pu amener les pays de ce bloc à imaginer des solutions d’actions commune d’autant plus qu’au Sahel, la situation devient des plus périlleuse avec la présence d’ un acteur qui est en train de changer la donne : AQMI.

Al Qaëda au Maghreb Islamique a contribué à déplacer le centre de gravité du terrorisme islamiste au Sahel et cet espace est aujourd’hui au cœur de toutes les préoccupations comme le montre la guerre que mène la France au Mali. D’autant plus que d’autres acteurs comme Boko Aram sont également devenus incontournable dans la région. Mais  les pays du Sahel ne sont pas en mesure d’affronter la menace terroriste et les pays occidentaux comptent sur l’Algérie pour résoudre un grave problème qui se situe aux portes de l’Europe.  L’Algérie joue un rôle majeur dans cette crise mais elle ne pourra jamais régler seule tous les défis auquel cette vaste région est confrontée. Pour répondre à cette crise, le plus grand pays d’Afrique a décrété la mobilisation générale au niveau de la protection de ses frontières du Sud, ainsi, depuis janvier 2013, la frontière algéro-malienne est fermée mais celle-ci demeure poreuse et il est impossible de la contrôler intégralement. L’Algérie a également décidé de reprendre en main la sécurité des sites stratégiques.

Le problème du terrorisme est globale et faire une dichotomie entre les pays d’Afrique du Nord et les pays du Sahel est un non-sens. Les Etats-Unis ont compris cela et ont initié un « partenariat transsaharien contre le terrorisme ». Les différents pays devraient coordonner leurs actions  au lieu de construire une politique qui repose exclusivement sur la fermeture des frontières. Maintenir les frontières fermées est coûteux sur les plans économiques, militaires et diplomatiques et cette politique n’est pas un gage d’efficacité absolu. En effet, les trafics des contrebandiers n’ont jamais été aussi florissants qu’aujourd’hui. Par ailleurs, le risque terroriste n’est pas le seul auquel la région est confrontée.  D’autres problèmes guettent comme ceux relatifs à l’immigration ou aux trafics de drogues et sans une coordination régionale, trouver des solutions sera éminemment difficile.

Fouad Kemache

Twitter : @FouadKemache

Nicolas Sarkozy, VRP du Qatar ?

Le Financial Times a lancé un pavé dans la marre en révélant que le Qatar aurait proposé à Nicolas Sarkozy d’être à la tête d’un fonds spéculatif doté de 500 millions d’euros. Cette information a été reprise cette semaine par le quotidien économique français Les Echos mais faut-il réellement croire à la conversion définitive de l’ancien président  dans les affaires ?

Certes, Nicolas Sarkozy entretient d’excellentes relations avec le Qatar, certes, Nicolas Sarkozy a ouvert la voie aux investissements du petit émirat en France, certes Nicolas Sarkozy a toujours déclaré vouloir gagner beaucoup d’argent après sa carrière politique. Toutefois, il ne faut pas accorder autant de valeur à cette information. En effet, il y a quelques mois, une rumeur de cette nature circulait déjà annonçant que l’ancien président s’apprêtait à lancer un fonds doté de 1 milliard d’euros avec Alain Minc.  Celle-ci a immédiatement été démentie par l’entourage du président.

Animé par un sentiment de revanche, Nicolas Sarkozy reviendra à la politique "par devoir". Il ne faut surtout pas le croire lorsqu’il déclare que la politique lui procure un « ennui mortel » car le combat politique, c’est son moteur et sa passion. En 2017, il sera très probablement le candidat de la droite pour barrer la route à François Hollande. De plus, il est requinqué par les différents sondages qui lui sont presque tous favorables et son entourage travaille à ce que les Français n’oublient pas celui qui pendant cinq ans aura été leur président.

Investissements : Les pays du Moyen-Orient misent sur l’Entertainment

Les prochaines semaines seront à surveiller de très près, en effet, les fonds du Moyen-Orient risquent encore de faire parler d’eux autour de  deux opérations spectaculaires.  Tout d’abord, il y a une rumeur abracadabrantesque selon laquelle un consortium du Moyen-Orient serait prêt à investir la somme incroyable de 1,73 milliards d’euros pour racheter le club anglais d’Arsenal.

Il y a aussi et surtout le rachat programmé par Qatar Sport Investment de la société américaine AEG, propriétaire entre autre du Staples Center de Los Angeles et de l’O2 Arena de Londres. Les vendeurs n’espèrent pas moins de 10 milliards de dollars pour cette opération. Propriétaire du PSG et de Be In Sport, QSI cherche à diversifier son portefeuille et à renforcer sa présence dans l’industrie du loisir. Ce rachat permettra également à l’entreprise d’améliorer sa visibilité sur le territoire américain à l’heure où Be In Sport cherche à se développer aux Etats-Unis.

Ces sommes peuvent sembler irrationnelles mais elles illustrent parfaitement la stratégie d’investissement de ces fonds qui préparent l’après pétrole et qui recherchent ce que l’on appelle dans le jargon financier « l’absoute return ».  Car l’industrie du spectacle est promise à un bel avenir et ce n’est pas un hasard si Dubaï rémunère grassement, à hauteur de 12 millions d’euros par an  la légende vivante du football Diego Armando Maradona pour être son ambassadeur des sports.

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