80 Milliards ! Est-ce suffisant ?
octobre 2, 2011 Un commentaire
80 milliards de dollars, c’est la réponse économique du G20 au Printemps Arabe . Vu la taille des enjeux, est-ce que les montants alloués seront suffisants pour répondre aux impatiences de la jeunesse arabe ? La priorité pour les pays du Printemps Arabe est de créer un environnement favorable à leur développement économique .
Le Partenariat de Deauville. Il s’agit d’une association entre les pays du G8, quelques pays arabes parmi lesquelles le Maroc et la Jordanie et des institutions financières internationales comme la Banque Mondiale ou le FMI. L’alliance entre la vision politique du G8 et l’expertise économique est ingénieuse : elle permettra de gagner en efficacité.
Plan Marshall. Le Printemps arabe n’intéresse pas les pays occidentaux. Embourbé dans la crise, ces pays – endettés - se battent contre les marchés financiers et font de la lutte contre les déficits une priorité absolue. L’ Europe a déjà du mal à se mettre d’accord pour sauver la Grèce. Ces pays ne se mettront très certainement pas en difficulté pour sauver les pays arabes. Initialement doté à hauteur de 38 Milliards de dollars, le fonds pour le développement économique de la zone MENA ( Afrique du Nord / Moyen-Orient) sera finalement doté à hauteur de 80 milliards de dollars. L’un des principaux contributeur financier est la Banque Mondiale.
L’ éducation et l’Emploi. Le challenge des pays arabes est de garantir un avenir pour sa jeunesse. Il faut créer toutes les conditions pour créer un système scolaire et universitaire performant et créer des emplois de façon massif. Dans les prochaines années, ces pays devront créer des millions d’emplois. Masood Ahmed – économiste au FMI, responsable du département d’Asie Centrale et du Moyen-Orient – suggère des investissements dans les dépenses d’ infrastructures. D’après ces calculs, investir 1 % du PIB dans des projets de cette nature génèrerait – à court terme - la création de 87 000 emplois en Égypte et de 18 000 emplois en Tunisie.
La corruption. Le cancer des pays arabes, c’est la corruption. Ce fléau est l’un des facteurs qui explique le soulèvement des peuples arabes contre leurs dirigeants. La corruption, ce ne sont pas uniquement des valises de billets ou des détournements de fonds, c ‘ est aussi le climat des affaires. Ces pays devront aussi et surtout attirer les investisseurs privés pour se développer.

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