Sheikh Mansour se sépare de Roberto Mancini

C’est une information signée Sky News. D’après la chaîne d’information continue britannique, les propriétaires du club de Manchester City ont décidé de se séparer de Roberto Mancini. Le technicien italien paie très cher une absence de trophée cette saison. Le club a perdu sa couronne de champion d’Angleterre au détriment de Manchester United et les Citizens sont sortis beaucoup trop tôt de la Champion’s League malgré un effectif riche. L’ancien entraîneur de l’Inter Milan paie aussi très cher la gestion chaotique de son effectif : sa bagarre avec Mario Balotelli ont profondément nui à son image. D’après les médias anglais, c’est Manuel Pelligrini, le coach de Malaga, qui succédera à l’entraîneur italien, il se murmure que son profil plaît beaucoup du côté d’Abu Dhabi.

#CheatSheet * : Obbadi, le bon choix de Ranieri

Mounir Obbadi est un joueur à part dans le collectif monégasque. C’est le seul à avoir été recruté par Claudio Ranieri. Impressionné par le milieu lors de Monaco-Troyes (1-2, le 3 octobre 2012), en huitième de finale de la Coupe de la Ligue, l’entraîneur italien de l’ASM a insisté, jusqu’au mercato, auprès de ses dirigeants pour qu’ils engagent le capitaine de l’ESTAC(**). "Mounir nous a apporté de l’équilibre, expliquait Ranieri la semaine dernière. C’est un très bon lien entre la défense et l’attaque." Avec le Marocain(29 ans), formé au PSG puis passé par Angers(2004-2006) avant de rester cinq saisons et demi à Troyes, Monaco se comporte enfin comme une équipe alors que l’ASM était jusqu’ici dépendante de ses individualités. "Ce que dit le coach est valorisant, répond Obbadi. On ne peut qu’être sensible aux compliments d’un tel entraîneur. Il me demande de jouer comme je sais faire, le plus simplement possible. J’aime faire jouer l’équipe, j’ai toujours aimé ça. Et le boulot ne me rébute pas. Je n’ai jamais lâché, ni triché." Depuis son arrivée le 23 janvier, l’équipe monégasque est d’ailleurs invaincue. Entré contre Guingamp (2-2, le 26 janvier), il a offert l’égalisation à Adrianio. Puis il a enchaîné par trois succès face à Arles-Avignon (2-) le 4 février, Le Havre(2-1, le 8), et Dijon(2-0, le 18). "Son influence se fait de plus en plus ressentir, ajoute Ranieri. Pour l’instant, il offre exactement ce que je pensais qu’il apporterait." En cas de succès contre Lens ce soir, Monaco posséderait huit points d’avance sur le quatrième (Guingamp). Mais Obbadi ne s’emballe pas. Il se souvient qu’en 2008, Troyes avait eu jusqu’à douze points d’avance sur Grenoble… qui était finalement monté en L 1 au détriment de l’ESTAC.

* Article de Jean-Pierre Rivais, publié dans L’Equipe ( 25 février 2013).

(**) Il a signé pour une saison et demie (avec option pour une prolongation).

#CheatSheet* : Akrour court toujours

Pour une fois, nous ne parlerons pas ici d’un jeune joueur prometteur de Ligue 2. Mais de Nassim Akrour, l’attaquant d’istres. A trente-huit ans, il est le plus vieux joueur de champ dans le paysage professionnel français. « C’est mérité de s’arrêter sur Nassim, estime Francis Collado, le président du club provençal. C’est un mec bien, un exemple pour tous les jeunes de l’équipe. C’est leur guide. Je suis content de l’avoir. C’est un gentleman. »

Quand on évoque avec lui sa longue carrière, ses joies mais aussi ses regrets, Akrour ne cite qu’un mauvais souvenir, une cicatrice toujours pas refermée : « Il s’agit de mon départ de Grenoble en mai 2010. On termine 20ème de L 1, on descend. C’est le début des ennuis pour un club où je me sentais tellement bien. » Sa voix est posée, le débit de ses mots est lent. « Il est très mature, calme, reconnaît son coéquipier Nicolas De Préville. Mais… » Le jeune attaquant (21 ans) rigole : « il a trente-huit ans, mais dans les vestiaires, il sait encore être particulièrement jeune. Ce qu’il fait m’impressionne. Je m’imagine parfois à trente-huit ans, et je pense que je ne serai pas capable de l’imiter. Il est professionnel à l’entraînement, lors des matches, et en dehors, son hygiène de vie doit être parfaite. » L’ancien international algérien (18 sélections, 8 buts), passé notemment par Troyes(2002-2004), Le Havre(juillet 2004-janvier 2005),  et Grenoble( janvier 2005-mai 2010) avant de revenir à Istres où il avait déjà évolué deux saisons (2000-2002) sait qu’il doit être vigilant. « Je m’autorise quand même quelques excès, mais je fais effectivement très attention, confirme l’intéressé. Ce n’est pas compliqué car je l’ai toujours fait. » José Pasqualetti, son entraîneur, raconte les joggings effectués en forêt : « Nassim est toujours devant, plutôt facile. On dirait un kényan. Il possède l’une des meilleures VMA (vitesse maximale d’aérobie) de l’effectif. C’est un athlète complet. »

Durant les matches, Akrour ne se ménage pas. Le capitaine d’Istres ne craint ni les contacts, ni les affrontements directs avec ses adversaires. « Ah oui, ça, les duels, il adore. » acquiesce De Préville. Avant de pointer son manque « de réussite en début de saison. » Les départs de Julian Palmieri (Bastia) et de Riad Nouri (Le Havre, L2), ses principaux passeurs, l’ont en effet perturbé.

L’attaquant axial avait perdu ses repères. Mais depuis quelques semaines, il va mieux. Pour preuve, il a marqué trois buts lors des six dernières rencontres. D’ailleurs, si Pasqualetti lui a offert un nouveau contrat d’un an en juin, ce n’est pas uniquement parce que Akrour est un modèle pour ses jeunes coéquipiers. « C’est surtout un buteur régulier capable de mettre ses dix buts par saison. Ce n’est pas facile d’en trouver analyse son entraîneur.  Quand on se déplace et que je me plonge dans la presse locale, je lis souvent dans les articles que la principale arme offensive, c’est Nassim. » Et en particulier son jeu de tête, très précis. La remarque fait sourire l’intéressé : « Tout est une question de timing. Je ne travaille pas ça particulièrement à l’entraînement. » Malgré le poids des années, il saute toujours haut et se voit encor sauter longtemps. « Nassim ne joue pas parce qu’il a besoin d’argent, assure son président.  C’est un passionné. » « J’ai encore envie de jouer, conclut l’attaquant. Et si l’été prochain, (le 10 juillet, il aura 39 ans), c’est toujours le cas, et que l’entraîneur pense que je suis encore capable d’apporter quelque chose, je me vois bien continuer. » S’il atteint une nouvelle fois la barre des dix buts, Istres aura du mal à lui dire non.

[Article de Guillaume Dufy. Publié dans l'Equipe 21 Décembre 2012 ]

#CheatSheet * : Le Pitbull qui fait fuir Fajr

Vendredi (ndlr 23 novembre), Fayçal Fajr n’a pas joué contre Angers(1-0). Comme lors des quatre précédentes journées. Motif ? Le talentueux milieu de Caen (L2, 4 passes décisives) souffre d’une blessure au pied, selon les informations délivrées par le staff médical de son club. A priori, rien d’extraordinaire. Les circonstances de la blessure du Franco-Marocain(24 ans) le sont pourtant. Quelques jours après sa dernière apparition, fac à Guingamp( 1-2, 19 octobre), le Caennais a vécu une expérience traumatisante qui aurait pu mal tourner.

Ce jour-là, le joueur sort du centre d’entraînement. Son lacet est défait, il se penche pour le refaire et, quand il se relève, se dresse devant lui un… pitbull. Sans muselière, ni maître pour le tenir en laisse, comme la loi le préconise. Fajr sait que ce chien de combat peut attaquer et tuer. Dans un premier temps, il évite tout geste brusque, avant que sa eur ne finisse par l’emporter. Il pique alors un sprint pour semer l’animal qui le suit. Pris de panique, il ne voit plus qu’une solution pour s’en sortir : sauter par-dessus la barrière de sécurité qui se présente face à lui. Fayçal saute, mais le choc est très violent, la rue se situant une dizaine de mètres en contrebas ! « Après, il est venu me voir en me disant : « Coach, j’ai super mal au pied », raconte Patrice Garande, son entraîneur. Il s’est pété le pied droit et s’est fait aussi un peu mal au dos et à la jambe. »

Fajr souffre d’un tassement de la voute plantaire. Son indisponibilité reste encore difficile à déterminer. Quant au pitbull, il appartiendrait à une supportrice  de Caen. Le club n’a pas porté plainte mais a déposé une main courante auprès du commissariat pour consigner les faits.

* Article publié dans le journal L’Equipe

Faouzi raconte Ghoualem

Le quotidien sportif L’Equipe a réalisé un portrait très intéressant du jeune défenseur de Saint-Etienne Faouzi Ghoualem. A seulement 21 ans, ce jeune papa de deux garçons, affiche une maturité incroyable.

Le Foot

Petit, je n’étais pas très sport dans une famille de sportifs. Mais regarder des cassettes de Maradona et être supporter des verts sont deux choses auxquelles je ne pouvais pas échapper. Maradona est l’idole de ma famille et il n’y a que le foot dans la tête d’un stéphanois.

L’école ?

Je me suis plus concentré sur l’école que sur le foot. J’ai même failli arrêter lorsque j’étais en moins de 16 ans. En général, 3 % de jeunes passent pros et un par génération à l’ASSE. L’école, c’était plus sûr. Mais, à force d’écouter beaucoup de gens m’assurer qu’ils auraient pu être pros, je me suis dit que jamais je ne prononcerais cette phrase plus tard. Il me fallait donc savoir si j’avais le niveau. Avoir vu deux de mes deux frères échouer m’a donné la rage.

Le Racisme

Je suis le pro qui se fait arrêter le plus souvent. Je n’ai pourtant pas le monstre d’Aubameyang (ndlr : Aston Martin )  ! J’ai pris l’habitude des fouilles au corps, mains collés contre ma BMW. Elles me mettent mal à l’aise quand les gens me reconnaissent dans la rue. Cette image du jeune des quartiers me colle. Avec le temps, je me suis aperçu que ça facilitait les choses de dire que je suis footballeur.

Premiers pas réussis pour Lamouchi

Nouveau sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Sabri Lamouchi est la cible de nombreuses critiques malgré de très bons débuts : deux victoires (Tanzanie et Sénégal) et deux matches nuls ( Maroc et Russie). Il est vrai que les ivoiriens sont très exigeants et que l’on connaît le sort brutale qui a été réservé à ces prédécesseurs : François Zaoui a été viré en mai 2012, à peine quelques jours avant un match important contre la Tanzanie. Et Vahid Halilhodzic avait été remercié à peine trois mois avant le début de la Coupe du Monde 2010. Pour sa première expérience sur un banc,  Sabri Lamouchi regrette cet accueil glacial «  J’aurai préféré qu’on dise que je prenais un risque et aussi que je revenais sur un continent dont je suis originaire. »

 Pour Bruno Metsu*, il n’y a pas de doute « C’est un futur top, c’est certain. Pour moi, il a le profil d’un Pep Guardiola. Vous allez voir… » L’ancien joueur de l’équipe de France a également conquis Aziz Ben Askar*, son coéquipier à Umm-Salal au Qatar « Quand il est arrivé à Umm-Salal, j’étais Capitaine mais, par respect, j’ai voulu lui donner le brassard. Il a refusé. On a tout de suite compris quand il s’exprimait. Tactiquement, il était pointu. Il a beaucoup appris en Italie (Parme, Inter Milan, Genoa). Il était cultivé et intelligent. Il sait utiliser les mots qui vont toucher son interlocuteur. C’est la marque des grands, il maîtrise la communication. Ce n’est pas une surprise de le voir là. » 

[* Article de Hervé Penot, L'Equipe 8 Septembre 2012]

Football, Intégration, Education

Malgré la vindicte populaire, la fédération française de football a donc choisie la voie de la sagesse.  Les sanctions – à l’égard des joueurs impliqués dans les évènements qui ont contribués à ternir l’image des bleus – ont été relativement clémentes. Samir Nasri a écopé de trois matches de suspension ferme ; Jérémy Ménez, d’un match de suspension ; Hatem Ben Arfa et Yann M’Vila ont eu le droit à un simple rappel à l’ordre.

Ces micro-évènements avaient donnés droit en France à un ensemble de discours moralisateurs sur l’intégration. Parfois, il y avait eu des dérapages et certains propos avaient des relents racistes.

Dans les faits, certains éléments de la génération 87 sont uniquement coupables de problèmes de comportements. Ce qui renvoie essentiellement à des problèmes d’éducation. Sur ce sujet, un énième épisode a contribué à alimenter la saga Ben Arfa vendredi dernier devant le siège de la FFF : c’est l’altercation entre son père et son conseiller, Michel Ouazine.

Le père de l’enfant terrible du football français s’en est pris d’abord verbalement à Michel Ouazine « Tu m’as volé mon fils ! Tu n’as pas honte ? Depuis trois ans, il m’a volé mon fils ». Puis physiquement « Il a essayé de me mettre un coup de boule, je l’ai évité et après,  il m’a frappé par derrière et mis au sol. »Dans cette affaire de famille, on apprend à l’occasion que le joueur de Newcastle est brouillé avec son père et refuse de lui parler. En mai dernier, ce dernier avait déjà été éconduit par les services de sécurité de la FFF à Clairefontaine.

Espagne – France : le jour de gloire est arrivé pour Benzema ?

Espagne – France : Karim Benzema à la Une de Marca

Espagne – France, un match que tout une nation attend aujourd’hui. Et tous les espoirs reposent sur un homme : Karim Benzema. Comme le titrait le quotidien sportif LEquipe hier, cet Espagne-France est – peut-être – le match de sa vie.

Arrivé avec le statut de star, Benzema est très  attendu à l’heure où tous les grands joueurs ont marqués dans cet EURO 2012 : Ibrahimovic, Rooney, Van Persie ainsi que son coéquipier en club, Cristiano Ronaldo. Dans une phase finale, le compteur but de l’attaquant du Real Madrid  n’est toujours pas débloqué (à l’EURO 2008, il n’avait pas marqué et en 2010, Raymond Domenech ne l’avait pas sélectionné pour la Coupe du Monde). Après 48 sélections, Benzema affiche 15 buts sous le maillot bleu. Et le 2 Septembre 2011 est la date du dernier but de Karim Benzema dans un match international de compétition.

Pendant cet EURO, le numéro 10 de l’équipe de France a néanmoins délivré 2 passes décisives lors du match contre l’Ukraine. Son EURO 2012 se caractérise aussi par sa forte propension à dézoner. Ce problème est dû à un milieu de terrain qui ne transmet pas assez rapidement les ballons vers l’avant. La faute à  Samir Nasri accusé par ses partenaires de trop porter le ballon et de ralentir le jeu.

Malgré un début de compétition aléatoire, l’attaquant du Real Madrid reste surmotivé. Il ne veut pas rentrer à l’entraînement en Espagne la tête basse. Il a d’ailleurs prévenu "Contre l’Espagne, ça va être une guerre et il va falloir gagner cette guerre."

Hatem Ben Arfa dans les pas de Nicolas Anelka

Une du Quotidien sportif LEquipe – 21 Juin 2012

Avant l’Euro, l’enfant terrible du football français disait avoir mûri. L’anecdote rapportée par le quotidien L’Equipe aujourd’hui révèle pourtant qu’il n’a toujours pas dérogé à sa réputation d’élément ingérable. Chasser le naturel, il revient au galop…

Alors que la colère gronde dans les vestiaires après la défaite contre la Suède, Laurent Blanc surprend Hatem Ben Arfa au téléphone. Le quotidien sportif rapporte le dialogue  "Hatem, tu n’as qu’à appeler ta famille pendant que tu y es !". Ce dernier reproche alors à l’entraîneur des bleus de l’avoir sorti alors que d’autres joueurs "plus nul que moi" sont restés sur le terrain.  Titulaire et auteur d’un match médiocre contre la Suède, le milieu offensif de Newcastle a même suggérer au sélectionneur de le renvoyer chez lui s’il ne lui donne pas satisfaction.

Après cette énième scandale ou il est impliqué, la probabilité de le revoir porté le maillot bleu dans la compétition est dorénavant nulle. Brouillé avec le sélectionneur français Laurent Blanc – qui a de fortes chances d’être reconduit - Hatem Ben Arfa ne portera probablement plus jamais le maillot bleu.

Un autre joueur a subi les foudres du vestiaire, c’est Samir Nasri. Benzema, Diarra, Ben Arfa lui reprochent de trop porter  le ballon et de ralentir le jeu des bleus. Hormis son but contre l’Angleterre et son coup de gueule contre les journalistes, le milieu de terrain de Manchester City n’a pas existé dans cet EURO. Les supporters et lecteurs de LEquipe lui ont d’ailleurs attribués la pire note pour sa prestation contre la Suède : 2/10.  La probabilité de le voir jouer contre l’Espagne est aussi très faible.

LA PALESTINE VEUT RETIRER A ISRAËL L’EURO ESPOIR 2013

Mahmoud Sarsak – Footballeur palestinien gréviste de la faim

Le Président de la fédération palestinienne, Jibril Rajoub, a demandé à l’UEFA de sanctionner la détention sans jugement de joueurs palestiniens par Israël en retirant à l’Etat hébreu l’organisation de l’EURO espoirs en 2013. En début d’année, l’armée israélienne avait annoncé l’arrestation de quatre employés du Croissant-Rouge palestinien, dont Omar Abou Roïs, le gardien de la sélection olympique, impliqué dans des tirs sur un véhicule militaire israélien. D’autres joueurs, comme Mahmoud Sarsak, sont en détention administrative sans inculpation ni jugement (en Israël, cela est autorisé pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment), ce qui constitue, aux yeux de la Fédération palestinienne, "une violation des règlementation de la FIFA et de la charte olympique". L’ancien joueur Eric Cantona s’est joint à la campagne en faveur de la libération de Sarsak. L’UEFA s’est refusée à tout commentaire.

[Article publié dans L'Equipe - 15 Juin 2012 ]

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